Ode à Budapest

Ode à Budapest

20170328_134743

Pays de verre brisé sans mirage annoncé,

Tu avances lentement dans la douceur du soir.

Sur le fleuve qui reflète l’acier des amours décharnées

Est passée tout à l’heure une harmonie d’espoirs.

Hélas, pour qui sonne le temps des amandiers fleuris

Annonce également l’arrivée des Anges Maudits.

Pâlissent les étoiles et les douairières en dentelles,

Le Danube sort ses griffes en péniches éternelles.

20170325_110919

Trésor, ton coeur blessé saigne encore et par lui,

Mes souvenirs d’enfant reviennent en chantant.

Les fous rires, les farandoles envolées dans les prairies aussi.

20170324_183623

La perte de mon innocence, à jamais te la dois, France,

Mais voilà que soudain la Belle Impératrice,

De notre âme est venue adoucir le supplice

D’une domination étrangère, la douleur et la souffrance

Effacer d’un sourire et déjà notre Reine a grandi

En chacun de nous comme une fleur qui s’épanouit.

20170325_112141

Au jardin des hivers aux soleils mélancoliques,

J’entrevois désormais la ronde enchantée d’autrefois.

Mon Amour, tu es là où que je suis et c’est pour toi,

Ville de mon éveil, que j’écris ces suppliques.

Sisowath Ravivaddhana Monipong

Budapest, 23 octobre 1997

Advertisements

2 thoughts on “Ode à Budapest

  1. Caro Ravi non ti sapevo anche poeta! grazie per questa bella poesia che, last but not least, è in perfetta metrica e rima. Budapest ti ha affascinato! Un affettuoso saluto, Maurizio

    Liked by 1 person

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s