Visite au Teatro La Fenice de Venise, Samedi 10 Mai 2014

IMMAGINE PROVENIENTE UFFICIO STAMPA IL TEATRO LA FENICE

11/05/2014 Sabato 10 maggio 2014 il sovrintendente Cristiano Chiarot ha accolto oggi il Principe Sisowath Tesso e il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong in rappresentanza della Famiglia Reale Khmer in visita al Teatro La Fenice. I principi sono a Venezia in occasione della giornata di studi all’isola di San Giorgio e dello spettacolo del Balletto Reale di Cambogia al Teatro Malibran organizzati dalla Fondazione Giorgio Cini

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Printemps des Arts 2013: Le Ballet Royal du Cambodge à Monaco

Dimanche 31 Mars 2013: Soirée de Gala à Monte-Carlo en présence de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Albert et la Princesse Charlène de Monaco en l’honneur de Son Altesse Royale Samdech Reach Botrey Preah Ream Norodom Buppha Devi et en compagnie de mon cher cousin Son Altesse le Prince Sisowath Tesso887222_10151832495650299_480502714_o

Souvenirs du Couronnement de Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni

Souvenirs du Couronnement de
Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni

29 Octobre 2004

Roi Sihamoni

8h00 du matin…Le soleil brille déjà de mille feux sur les toits chatoyants du Palais Royal et la Ville semble s’être éveillée au son des orchestres Pinpeat et des tambours Skor Thoms des pagodes du Royaume tout entier. A genoux, devant l’entrée principale du Palais Khemarin, les Bakous ou Bhramanes de la Cour attendent l’instant où Leurs Majestés le Roi Père et la Reine Mère s’avanceront, donnant ainsi le signal du départ du Cortège Royal. Mais voici que les conques retentissent de leur souffle profond et solennel, nous rappelant avec grâce et intensité que l’heure est venue d’accompagner notre Souverain glorieux vers le Bossbok, dressé pour l’occasion devant les marches du Preah Vihear Suor, Chapelle royale se dressant dans les jardins attenant au Khemarin.

Les parasols d’or et d’argent commencent à se mouvoir et de la tribune des princes où nous les attendons cessent les paroles aimables des Grands du Royaume se saluant, vêtus de Sampots de Soie Bleue, couleur du vendredi – azur infini où se reflète l’avenir que l’on espère radieux du règne qui s’annonce – pour laisser place au silence le plus recueilli, conscients que nous sommes de l’importance de l’événement auquel nous avons l’honneur d’assister en ce jour. De l’autre côté de la tribune, les journalistes khmers et étrangers se bousculent déjà pour escorter le Souverain dans un capharnaüm de bon aloi, où les caméras et les appareils photographiques crépitent de leur cliquetis sonores.

Le Roi s’avance, vêtu d’un vêtement rituel de soie écrue, laissant paraître une épaule nue, l’air grave mais serein. Le Monarque joint les deux mains en Anjali pour présenter ses hommages aux deux Vénérables Sangharaja des ordres Mohanikay et Thommayuth avant de monter dans le Vihear Suor pour se recueillir quelques instants. La musique Pinpeat se tait un instant puis enchaîne les notes de l’air intitulé «Sinuon» préludant ainsi à l’arrivée imminente du Souverain…Sinuon rappelant aussi à Mesdames les Princesses de la Maison Royale la couleur du Krama de cérémonie qu’Elles devront revêtir pour entrer dans la Salle du Trône ou Preah Tineang Tevea Vinichhay, un peu plus tard dans la journée.

Sa Majesté gravit lentement les marches du Bossbok dressé en plein air, tandis que les Bakous se déploient en une savante farandole tout autour du Vaisseau magnifique pour entamer leurs psalmodies savantes. Les deux Vénérables Sangharaja gravissent à leur tour les marches du Bossbok et tenant chacun un vase précieux où est contenue l’eau sacrée des Sources primordiales du Phnom Kulen. Cette eau d’abord versée par Leurs Saintetés sera ensuite confiée aux augustes mains de Leurs Majestés Père et Mère qui finiront par-là même de dispenser l’eau lustrale de nos rites ancestraux, symbole de fécondité et pureté pour la gloire et le bonheur du Royaume tout entier.

Le Souverain ainsi ondoyé revêt alors un peignoir de couleur immaculée pour redescendre du Bossbok du côté des Princes et des Princesses, dont les genoux ployés et les révérences profondes témoignent du respect et de la pérennité d’usages protocolaires immémoriaux. Sa Majesté salue les Pairs du Royaume et s’agenouille devant les Vénérables pour leur offrir de nouveaux vêtements, symboles du renouvellement et de l’ère qui s’ouvre en ce jour sacré. Le cortège s’ébranle alors de nouveau pour regagner le Palais Khémarin au son des conques sacrées et des xylophones traditionnels.

14h30…Le soleil darde ses rayons de plus en plus intensément sur la façade du Khemarin, comme s’il voulait, lui aussi, participer à la liesse des cérémonies fastueuses de ce couronnement. Sur le perron de la Résidence Royale se trouve le Palanquin doré des Souverains Khmers, encadré par huit pages en tenue de brocarts multicolores, camaïeu éclatant qui s’étend du pourpre écarlate à l’azur du vendredi sans oublier les orangés safran et les verts émeraude. Les Brahmanes portent les attributs de la Royauté; L’Epée Sacrée, la Couronne sertie de centaines de diamants, les Souliers d’Or, La Lance Royale, le nécessaire à bétel de Sa Majesté. Puis viennent les licteurs en livrée, les pages et les dames d’atours dont la beauté et l’élégance ne finissent pas de faire chavirer l’assemblée des jeunes Princes en sampots de soie saphir dont les reflets moirés brillent à la lumière du zénith. Voici que les conques retentissent et le Roi paraît…Dieu, qu’il est beau, entend-on murmurer entre les lèvres des Dames de la Cour. Sa Majesté a revêtu le dolman blanc aux parements d’or, broderies savantes aux armes de la Maison Royale. Son Sampot est de soie azur bien entendu mais tissé de fils d’or qui s’entrelacent dans des volutes et des motifs traditionnels des brocarts de Cour. A son cou, le Grand Collier de l’Ordre Royal du Cambodge sertie des plus beaux saphirs de Païlin qui ponctuent les couronnes de laurier d’or finissant sur le médaillon central, constellées de myriades de diamants, de rubis rouge sang et l’or de tous les Rois d’Angkor venus bénir leur digne successeur.

Couronnement 6

Les orchestres Pinpeat se mettent alors à tinter de leurs mélopées envoûtantes et le Pradaksin ou Cortège des Princes et Mandarins se met en branle. Sa Majesté prend place sur le Palanquin doré et les Princes et les Princesses de la Cour sont invitées à suivre le Souverain, en compagnie des membres du Gouvernement et des Corps Constitués. Traversant les jardins du Khemarin jusqu’au Pavillon des Rayons de Lune ou Preah Tineang Chanchhaya, bifurquant enfin vers le perron de la Salle du Trône où les attendent les régiments de l’armée royale, s’apprêtant à présenter les armes, un genou à terre. Le Cortège s’immoblise…Le Ministre du Palais, le Samdech Chauveaveang Voreakveangchey Athipadey Srey Srengkea s’avance et invite le Monarque à gravir les marches du preah Tineang Tevea Vinichhay, où les Grands Princes sont déjà assemblés en compagnie du Premier Ministre et des Présidents des deux Assemblées pour accueillir le Nouveau Seigneur de la Terre et des Eaux du Royaume Khmer. Entre les haies formées des pages et des dames d’atours, prosternés sur chacune des marches du Tevea, le Roi s’avance, comme porté par les Tevodas, Divinités Protectrices du Royaume, qui l’escorteront toujours à compter de ce moment, où magie et réalité ont fini par s’allier pour conférer à ce Couronnement tout le sacré que l’héritage d’Angkor nous aura légué depuis des siècles.

La Salle du Trône est illuminée de toutes parts. Les cristaux des lustres, les ors des statues des Rois, les soieries des parasols royaux et les stucs dorés des motifs ornementaux de l’édifice semblent renaître à la vie à mesure que s’installent les Grands du Royaume à la place que leur a assignée la Directrice de Cabinet, maîtresse absolue des Cérémonies royales et gardienne jalouse des privilèges et du protocole. Les conques retentissent de nouveau et le Clergé bouddhique fait son entrée. Cinquante-deux bonzes aux robes safran, munis de leurs insignes rebrodés d’or en forme de feuille de banian, font retentir les murs de l’Auguste salle de leurs stances récitées à la gloire du Maître. Sa Majesté Très Pieuse récite en même temps les versets sacrés et après s’être recueillie devant les deux Sangharaja, regagne le Preah Tineang Maha Monti ou Petite Salle du Trône, accompagnée de la Princesse Royale sa cadette.

Couronnement 3

Quelques instant plus tard, le Souverain revient et c’est au tour des Bakous de réciter leurs prières. Le Roi se tourne alors vers le Trône et fait le serment royal en promettant de servir fidèlement son Peuple, la Religion bouddhique et brahmanique et appelle les Princes, les Princesses et tous les Grands du royaume à l’aider dans sa Haute Mission. Les Bakous se déploient tout autour du Trône et invoque alors le Grand Tevoda qui protège le Preah Maha Svettechhatr. Puis, ils présentent au Monarque les statues de Shiva et Vishnu et Lui versent à nouveau l’Eau Lustrale. Une feuille d’un arbre sacré du Palais Royal est glissée sur son oreille droite après avoir été bénite. Le Ministre du Palais lit alors les textes sacrés qui consacrent le Souverain Maître de la Vie et qui lui confèrent la suprême autorité sur la terre, l’eau, les montagnes et les forêts de tout le Royaume. Les conques retentissent à nouveau et l’ensemble de l’assistance se prosterne trois fois. Viennent ensuite les hommages de l’eau sacrée et des bougies offertes par les Grands du Royaume, la Première Princesse du Sang et le Doyen du Corps Diplomatique. A ce moment, le Roi se retire dans le Preah Tineang Maha Monti où Il est rejoint par les Membres de la Famille Royale et les Grands du Royaume pour le Preah Reach Bamvil Popil, rite de fécondité brahmanique qui est effectué dans la plus stricte intimité.

Alors que le soleil vient à peine de se coucher sur les toits dorés de la Capitale, les crépitements des feux d’artifices tirés devant le Palais Royal annoncent le début des festivités populaires. Déjà sous les silhouettes graciles des apsaras dansantes du Pavillon des Rayons de Lune, les Personnalités invitées par le Monarque échangent leurs impressions, tandis que l’orchestre royal égrène mélodieusement les notes de la plus célèbre des compositions royales: «Le Soir où je t’ai rencontrée»…