Monaco, 9th March 2017: Vernissage of the Photo Exhibition of French Photographer Alain Hanel : The Royal Ballet of Cambodia at Printemps des Arts 2013

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Copyright Alain Hanel 2017: Reproduction prohibited except authorisation of the author

In March 2013, the Royal Ballet of Cambodia was invited by the Printemps des Arts to perform in Monaco. Her Royal Highness Princess Norodom Buppha Devi led the delegation, seconded by His Royal Highness Prince Sisowath Tesso. Their Serene Hignesses Prince Albert and Princess Charlene attended the Première and Her Royal Highness Princess Caroline of Hanovre attended the Gala Evening.

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31st Mars 2013: Their Serene Highnesses Prince Albert and Princess Charlene of Monaco, welcoming Her Royal Highness Princess Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi, in company of His Royal Highness Prince Sisowath Tesso and of His Highness Prince Sisowath Ravivaddhana Monipong

On this occasion, my dear friend, French photographer Alain Hanel, as the official photographer of the Printemps des Arts shooted marvellous pictures of the dancers on stage and he decided to set up an exhibition of his works in Monaco.

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In company of HRH Princess Antonella d’Orléans-Bourbon and of my friend, French photograher Alain Hanel. Photo: Eric Dervaux

His son Julien Pierre Hanel gave the magic touch to the photos by re-working graphically with the utmost modern techniques to render the glimpses of fantasy and glitters, characteristical of the Cambodia Royal Ballet.

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From left to right: Mr. Hubert Dupont-Sonneville, Mrs. Marie Madeleine Liesse, Prince Sisowath Ravivaddhana Monipong, Mr. Alain Hanel, Mrs. Angela de Bona, Mr. Julien Pierre Hanel  Photo: Eric Dervaux

This initiative was definitely supported by the famous brand of French supermarkets, Carrefour and their Foundation for Arts. Mrs. Marie Madeleine Liesse and her Responsible for Marketing, Mr. Hubert Dupont-Sonneville were enthusiastic promoters and this is how we ended on 9th March 2017 enjoying this exclusive venue in one of the main Shopping Mall of Monaco.

The Apsaras will continue their enchanting dances on the walls of Fontvieille until 7th April 2017.

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Copyright Alain Hanel 2017: Reproduction prohibited except Authorisation of the Author

Celebration of Buddhist Holy Day : First Day of the Month of Pisak

On Thursday 5th May 2016, at the Royal Palace of Phnom Penh, in the Silver Pagoda Holy Grounds, His Majesty King Norodom Sihamoni and Her Majesty Queen-Mother Norodom Monineath Sihanouk, followed by members of the Royal Family and dignitaries of the Khmer Royal Court, prayed in occasion of the Buddhist Holy Day of the beginning of the Month of Pisak.

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Their Majesties praying in front of King Norodom Sihanouk’s Stupa. HRH Samdech Reach Botrei Preah Ream Princess Norodom Buppha Devi, HRH Samdech Reach Botrei Preah Anoch Princess Norodom Arunrasmey and HRH Samdech Princess Sisowath Pongneary Monipong were following Their Majesties. I was granted the grand honour to follow my Aunt, Princess Sisowath Pongneary Monipong to offer a jasmine garland to honour the memory of our King Father.
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With my Beloved Auntie HRH Princess Samdech Sisowath Pongneary Monipong before the Royal Ceremony of the Grand Holy Day on 5th May 2016

I was granted the honour to greet Their Majesties and extend my deeply respectful thanks for Their Royal Kindness and bidding my salutations before leaving Cambodia back to Italy.

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Article de Christophe Gargiulo publié sur Cambodge Mag le 21 janvier 2016

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http://cambodgemag.blogspot.it/2016/01/prince-ravivaddhana-monipong-sisowath.html

Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath : De la vie et des nuances
jeudi, janvier 21, 2016

Le Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath fait partie de ces gens qu’on pourrait interviewer pendant de longues heures sans s’ennuyer une seconde, un peu comme un livre d’histoires qui ne veut pas se refermer tant chaque époque marquante de sa vie est contée avec une précision et un nombre incroyable d’anecdotes et de détails. L’homme est élégant dans tout les sens du terme, dans son apparence, soignée, dans son élocution, fluide et précise, dans sa connaissance, incroyablement étendue tant dans l’histoire du Cambodge que dans celle des arts en général. Khmer par sa naissance et son éducation, Français par filiation (grand-mère) et Romain de cœur, le prince se définit ainsi comme un personnage de contradictions, un concept qui lui plait car, dit-il, la contradiction et les nuances fontt la richesse d’un personnage …

Né en 1970 au Cambodge, le jeune prince ne grandira pas sur sa terre natale et, ce fut probablement une chance au regard des années noires qui endeuilleront le royaume avec la guerre civile et l’avènement des Khmers Rouges un peu plus tard. C’est une blessure de son père, Le prince Neak Ang Mechas Sisowath Samyl Monipong, alors officier de l’armée royale qui va provoquer le départ de la famille vers Paris en 1972. Nommé ensuite attaché militaire à Paris après sa guérison, le Prince Sisowath Samyl Monipong installe définitivement sa famille dans la capitale française. De ces jeunes années françaises, Ravivaddhana garde le souvenir de deux univers qui ne se croisent pas : le Cambodge et la France. Le Cambodge, raconte-t-il, commence dans sa maison, posée comme un précieux et délicat fragment de royaume que sa mère, la princesse Neak Ang Mechas Norodom Daravadey, préserve, chérit et dont elle transmet l’histoire et la culture à son fils alors sous la tutelle d’une gouvernante chinoise, bien occupée avec un enfant incroyablement éveillé et curieux de savoir. De ce Cambodge qu’elle ne souhaitait peut-être pas quitter, la princesse Norodom Daravadey veut lui en inculquer le meilleur : le jeune Ravivaddhana apprendra ses prières en Pali, se familiarisera avec l’écriture khmère, et bien sûr avec l’histoire, les coutumes et traditions de son pays de naissance. De cette époque, le prince raconte : ‘’Ma mère tenait précieusement à mon éducation cambodgienne, c’était un souhait fort, mais, paradoxalement, alors qu’avançait la destinée tragique du pays, j’ai aussi vécu les traumatismes de ma mère et, quelque part, le Cambodge me manquait profondément car je le vivais intensément sans y vivre physiquement’’.

A l’extérieur de la maison, à cette époque, commença plus tard une autre histoire, plus française, celle d’un jeune prince exilé qui, fort de l’érudition précoce initiée par ses parents, abordera ses études comme un loisir utile. Et dehors de la maison, raconte-t-il avec un petit sourire, c’était une sorte de jeu, je m’amusais, avec ma sœur, princesse Sisowath Ubbolvadey Monipong, à être aussi intelligent et brillant que possible à l’école, d’être un bon élève et de réussir mes études. Ravivaddhana fera hypokhâgne et khâgne et s’orientera ensuite vers un Masters d’anglais qu’il réussira sans grande difficulté. Mais la maîtrise des langues ne lui suffit pas, il passera aussi quelques modules d’ethnologie, devenant au passage l’un des étudiants de Charles Meyer l’auteur du livre ‘’Derrière le sourire khmer’’ (1971). Mais, pour des raisons familiales, le jeune étudiant va, plus tard, embrasser une carrière commerciale au sein de plusieurs grands groupes comme IBM et Accor, carrière commerciale mais ponctuée ensuite de consultances pour les médias, les institutions, de grands organismes caritatifs, C’est en 1997, au cours d’un voyage professionnel qu’il découvre Rome et l’Italie et en tombe totalement amoureux, ressentant quelque part de subtiles similitudes avec la culture cambodgienne…Cela peut sembler quelque peu insolite, explique le prince, mais il y a de nombreux dénominateurs communs entre ces deux pays. Il y a bien sur la beauté, l’art, le climat, le coté chaleureux mais, ce qui m’a frappé, c’est cette même relativité concernant la notion de vérité et les nuances de liberté, de souplesse et de cohérence qui entourent cette notion. En clair, la vérité n’est pas toujours le meilleur argument, elle est parfois malléable et jamais absolue. Et, de retrouver une même approche chez ces deux peuples est un détail intéressant.

De ces années romaines durant lesquelles Ravivaddhana fait le plein d’émotions artistiques et littéraires, et se passionne pour l’opéra, il ne perd pas contact avec le Cambodge : ‘’ De par mes fonctions, j’ai accueilli plusieurs fois le Ballet Royal à Rome, je recevais beaucoup de visites amicales et familiales. Mais il m’a fallu du temps pour envisager de revenir, je ne me sentais pas prêt durant les années 1990, et je ne souhaitais pas revenir au Cambodge comme un touriste, il fallait, à mon sens, que mon retour soit une démarche constructive et surtout utile’’. Je ne me sentais pas non plus capable de franchir le pas comme l’a courageusement fait mon cousin le prince Tesso Sisowath, c’est-à-dire revenir vivre complètement vivre et travailler au pays avec toutes les difficultés que cela suggère, difficultés d’adaptation pour ceux qui sont partis depuis très longtemps, nostalgie de la deuxième patrie qui peut nous ronger ou parfois la mémoire de ceux qui sont disparus. Quant à sa perception du génocide, elle diffère quelque peu du sentiment généralement ressenti par la diaspora khmère profondément meurtrie et horrifiée de cet épisode traumatisant de l’histoire du Cambodge : ‘’ J’ai essayé de comprendre, comme beaucoup, la période des Khmers Rouges. A travers une approche puis une étude des structures sociétales khmères et de la colonisation de la péninsule indochinoise, finalement je me suis dit que cela n’était pas une surprise. J’oserais même affirmer que cela était prévisible. Par contre, je voudrais vraiment préciser que je reste horrifié par les massacres d’enfants. Que les adultes se fassent la guerre ou entre-tuent est une chose profondément triste, mais qui correspond malheureusement à un ordre des choses, des événements, des cycles de l’histoire. Mais pour moi, le massacre d’enfants n’est pas acceptable….’’

Ce n’est qu’en Avril 2000 que le prince a donc l’occasion de revenir au Cambodge. Il est alors en mission pour la FAO. Dans l’avion qui le mène vers son pays de naissance, jamais peut-être le prince n’aura autant ressenti les contradictions de ce qu’il appelle cette génération sacrifiée. Il se rappelle alors des larmes de sa mère liées aux disparus, aux familles séparées, aux tristes nouvelles qui se succédaient ces matins de 1975 alors qu’un rideau de noir et de rouge se fermait sur un royaume autrefois de lumières. Cambodge je te hais pour mes souffrances, Cambodge, je t’aime pour ta beauté que me contait ma chère mère, se disait Ravivaddhana alors que l’avion se posait sur le tarmac de Pochentong. ‘’…Effectivement, c’était très émouvant, j’ai beaucoup pleuré en pensant aux disparus…’’. En arrivant, je suis allé voir la maison de mon grand-père à Phnom Penh, qui existe toujours mais qui a bien changé…puis je suis tout de suite parti pour la campagne cambodgienne dans le cadre de ma mission avec la FAO. Mon contact avec les gens de Takéo a été rude, franc, difficile et finalement sincère, c’est ce type de contact que j’aime au Cambodge. Depuis, je reviens régulièrement, sous des pressions amicales bien sûr, pour des raisons professionnelles ou protocolaires également ; mais chaque voyage est l’occasion de nouvelles rencontres et de découvertes, donc c’est enrichissant. Si je devais me remémorer un instant fort depuis que je reviens au Cambodge, ce serait sans conteste le couronnement de sa majesté Norodom Sihamoni. Ce fut intense, un grand moment historique, j’étais placé au même endroit que le fut mon père lors du couronnement de sa tante. Ce fut important pour moi, je me suis senti à ma place, je me suis senti légitime. Il y a eu aussi ces dernières années beaucoup d’autres moments agréables, en particulier avec la princesse Buppha Devi, merveilleuse icône et héroïne du Ballet Royal khmer. Par contre, je ne vais pas au Cambodge en ‘’vacances’’, j’ai mon jardin secret en Grèce pour mes vacances.

‘’…Vous me le faites remarquer, oui j’aime la vie et les bonnes choses de la vie…explique le prince, je ne me définirais pas comme un épicurien, plutôt comme un hédoniste. J’ai eu la chance, hors le contexte des conditions de l’exil et de la tristesse liées au sort de mon pays durant mes jeunes années, d’avoir été merveilleusement entouré, par des gens qui m’ont inculqué l’amour du beau, du bon et de l’élégance. J’avais un grand-père très au fait des arts de la table et j’y ai pris goût, tout comme j’adorais les plats khmers que me préparait ma mère. Enfant, j’ai pris quelques cours de musique mais, au-delà de ces détails autobiographiques, je crois que le fait d’avoir été entouré par des gens raffinés, tant au sein de ma famille que dans mes relations amicales et même professionnelles, a largement contribué à mon attirance pour les arts et les plaisirs de la vie. Pour conclure, et cela est très personnel, je pense tout simplement que la vie est un cadeau merveilleux et qu’elle vaut la peine d’être vécue. Quant à mes loisirs, ils sont à mon image, j’adore l’opéra et, c’est une passion très occidentale, tout comme je suis passionné par l’astrologie, un art tout asiatique…”

July 1964: HRH Princess Norodom Buppha Devi and Bruno Forsinetti’s fairy tale love story related in an Italian magazine

General de Gaulle and his wife, together with Ms. Pompidou, greeting HRH Samdech Preah Apyuvareach Norodom Sihanouk and his eldest daughter, HRH Princess Norodom Buppha Devi at Opera Garnier, July 1964
General de Gaulle and his wife, together with Ms. Pompidou, greeting HRH Samdech Preah Apyuvareach Norodom Sihanouk and his eldest daughter, HRH Princess Norodom Buppha Devi at Opera Garnier, July 1964

In summer 1964, HRH Princess Norodom Buppha Devi went on a successful tournée, following Her Father, HRH Prince Norodom Sihanouk in a State Visit in France. This was the first time the Royal Ballet of Cambodia was granted the Opera de Paris as a privileged stage, before the Theatre Sarah Bernhardt (Théâtre de la Ville nowadays).

HRH Princess Norodom Buppha Devi leading the Apsara Ballet at the Theatre Sarah Bernhardt, Paris, July 1964
HRH Princess Norodom Buppha Devi leading the Apsara Ballet at the Theatre Sarah Bernhardt, Paris, July 1964

Obviously, the Italian journalists’ attention was taken by the young couple, HRH Princess Norodom Buppha Devi and Bruno Forsinetti. They were young, beautiful and their story really resembled a fairy tale. Here is the article, which was published in « Tempo », n°29, 18 July 1964

"An Italian for the King's daughter"
“An Italian for the King’s daughter” Lower left: Bruno Forsinetti with HRH Princess Sisowath Monikossoma, eldest daughter of HRH Princess Norodom Buppha Devi. Lower right: the famous Parisian hairdresser Alexandre is adjusting the Apsara Crown for Princess Buppha Devi
"Behind the graceful face of the Princess is hidden a young mother of two children. General de Gaulle himself thought she was a young girl. The unexpected husband is the son of an Italian diplomat."
“Behind the graceful face of the Princess is hidden a young mother of two children. General de Gaulle himself thought she was a young girl. The unexpected husband is the son of an Italian diplomat.”

Souvenirs des Cérémonies commémorant le dixième anniversaire du Couronnement de Sa Majesté le Roi Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni du Cambodge

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En ce mardi 28 octobre 2014, le soleil dardait ses rayons d’or à travers la Porte de la Victoire et illuminait de sa lumière éclatante la Salle du Trône ou Preah Tineang Tevea Vinicchay. Je hâtais le pas en gravissant les marches de l’escalier du côté Sud pour aller retrouver ma tante, Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong (que dans la famille nous appelons affectueusement Tante Lolotte, héritage de son passage chez les sœurs de la Providence quand elle étudiait dans cette prestigieuse institution religieuse de Phnom Penh) qui m’attendait un grand sourire aux lèvres. Elle me conduisit à ma place, tout près du fauteuil doré où prendrait place dans quelques instants Sa Majesté la Reine-Mère.

Sa Majesté la Reine-Mère recueillie pendant que Sa Majesté le Roi allume les baguettes d'encens de l'autel royal
Sa Majesté la Reine-Mère recueillie pendant que Sa Majesté le Roi allume les baguettes d’encens de l’autel royal

Arrivèrent peu de temps après moi, les deux Chefs des deux ordres bouddhiques du Royaume, Mohanikay et Thommayut, et la multitude de bonzes dont le nombre correspondait à l’âge du Souverain plus un : ils étaient donc soixante-deux. Puis les Grands Princes et Princesses, à qui le Roi avait conféré le prédicat de « Samdech » en plus de celui d’Altesse Royale. Nombres d’entre eux me gratifièrent de chaleureuses embrassades et me demandèrent des nouvelles de mon père, demeuré à Paris pour se soigner.

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en compagnie de Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi

Résonnèrent enfin les conques des Bakous et Sa Majesté le Roi arriva par la porte Nord qui donne sur le Palais Khemarin, Résidence Royale. Sa Majesté alluma les bougies et les baguettes d’encens devant chacun des bustes des Rois et Reines qui l’ont précédé et ce, jusqu’au Roi Ang Duong. Il alla ensuite se recueillir dans la Chapelle Royale à droite du  Trône avant de saluer les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les Grands Princes et Princesses ayant reçu le titre de « Samdech ». Les bonzes commencèrent alors à réciter leurs litanies pour appeler la chance et la victoire sur le Souverain. Vint alors le tour des Brahmanes qui, après avoir consacré l’eau lustrale dont le Roi se baigna le front, Lui remirent une feuille sacrée que le Souverain prendra soin de mettre autour de son oreille droite.

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A l’issue de la cérémonie, le Roi, la Reine-Mère, les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les membres de la Famille Royale sont invités à faire l’offrande des victuailles à tous les Vénérables présents. C’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui me poussa littéralement à prendre place dans le rang des Princes qui distribuent les offrandes et c’est ainsi que je m’acquittai de ce devoir filial pour la première fois de ma vie dans ce lieu ô combien sacré, grâce à l’intervention affectueuse mais néanmoins autoritaire de ma très respectée cousine.

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L’après-midi même, le Roi recevait les vœux du Gouvernement, des Corps Constitués ainsi que du Corps Diplomatique. Seuls les « Samdech » de la Famille Royale furent conviés et c’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui présenta les vœux de la Famille Royale au Souverain.

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Nous nous retrouvâmes le lendemain matin très tôt à 7h30 du matin au Pavillon Chanchhaya, où devait se tenir le grand meeting populaire avec l’hommage des forces armées royales et de la Société Civile. Je retrouvais avec beaucoup de joie les jolies danseuses du Ballet Royal, ma grande amie, Neak Kru Sam Sattya et l’ex-danseuse étoile, Menh Kossiny, désormais secrétaire d’état à la culture, entamant son second mandat, fait suffisamment rare pour être souligné ! Il faisait une chaleur de plomb malgré l’heure matinale et nous fûmes désolés de voir trois jeunes scouts du Cambodge s’évanouir l’un après l’autre du fait de la température torride. La Danse des Souhaits fut comme d’habitude gracieuse et très applaudie. Le discours lu par le Gouverneur de la Ville de Phnom Penh, convenu et sans surprise. Le Roi répondit avec élégance et grande simplicité en louant l’héritage de Feue Sa Majesté le Roi-Père et encouragea la Nation toute entière à continuer ses efforts sur le chemin de la paix et du développement.

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Après maintes embrassades et retrouvailles chaleureuses, ma grand-tante, Son Altesse Royale la Princesse Sisowath Ayravady convia quelques cousins triés sur le volet pour un petit déjeuner très apprécié (nous n’avions rien avalé depuis le matin) dans un des meilleurs restaurants chinois de la ville : le Yisang. Nous eûmes la surprise d’y retrouver Son Altesse Royale le Prince Samdech Krom Preah  Norodom Ranariddh qui, Lui aussi, y déjeunait en famille en compagnie de sa jeune et ravissante épouse, Neak Moneang Phalla et de leur dernier fils. Nous nous régalâmes de bouchées à la vapeur à la mode de Canton ou Dim Sum ainsi que de nombreuses délicatesses comme les pattes de poulet à la sauce de soja et les raviolis à la vapeur au porc laqué… Nous nous tînmes légers car à 16h30 nous attendait la dernière cérémonie rituelle, celle de l’ondoiement royal.

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Puisque nous étions mercredi, les sampots à queue ou Kben se devaient être de couleur « sileap » ou vert d’algue (la veille, ils étaient de couleur violette, couleur du mardi). Les membres de la Famille Royale furent invités à prendre place à la droite du « Bossbok » (littéralement « nid Royal ») alors que le clergé bouddhique prenait place de l’autre côté. Sur le « sagrato » de l’escalier de la Salle du Trône se tenait l’autel bouddhique et brahmanique, respectant la tradition du syncrétisme khmer avec en vis-à-vis Leurs Saintetés des Ordres Thommayut et Mohanikay et les Bakous du Palais. Après avoir rendu grâce aux divinités protectrices du Royaume et du Trône, le Roi apparut enfin, majestueux et très souriant dans un habit immaculé, les pieds nus, une longue écharpe de soie plissé lui laissant libre une épaule. Il gravit ensuite les marches du Bossbok où au son des conques et du « Sathukar » il reçut des mains de Leurs Saintetés et de Sa Majesté la Reine-Mère l’hommage de l’eau lustrale, qui comme le veut la tradition, fut portée à Phnom Penh de la montagne sacrée de Phnom Kulen, non loin d’Angkor…

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Printemps des Arts 2013: Le Ballet Royal du Cambodge à Monaco

Dimanche 31 Mars 2013: Soirée de Gala à Monte-Carlo en présence de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Albert et la Princesse Charlène de Monaco en l’honneur de Son Altesse Royale Samdech Reach Botrey Preah Ream Norodom Buppha Devi et en compagnie de mon cher cousin Son Altesse le Prince Sisowath Tesso887222_10151832495650299_480502714_o